Comment choisir une basket femme pour l'hiver
La basket d'hiver se distingue de celle d'été sur trois points : la tige est fermée et non ajourée, la doublure est présente, la semelle est plus haute et plus creusée. Dans les baskets femme de l'automne hiver la hauteur de semelle ne sert pas qu'à la ligne : elle éloigne le pied de l'asphalte froid et mouillé, et le dessin de la bande de roulement décide de l'adhérence qui reste sur les feuilles et le pavé humide.
Les baskets d'hiver se répartissent selon le volume de la semelle. La jogger a une semelle allongée et légèrement cambrée, elle allonge la jambe et reste la plus facile à porter avec un pantalon large ; la chunky a une semelle haute et carrée, elle donne des centimètres sans talon mais pèse davantage ; la basket basse à semelle fine est celle qui passe sous une jupe ou un pantalon étroit sans élargir la silhouette. Parmi les gros volumes, on trouve des semelles épaisses en nappa souple, comme chez Back 70, et des finitions animalier sur des formes généreuses, comme chez Joia Paris. La catégorie complète, toutes saisons confondues, se trouve dans les baskets femme.
Les matières d'hiver changent aussi l'allure de la chaussure. Le daim est le plus chaud à l'œil et le plus fragile à l'eau ; la nappa lisse se nettoie au chiffon humide ; le nylon technique ne craint pas la pluie et sèche vite ; les imprimés poney, léopard et reptile remplacent la couleur unie quand la chaussure doit être le point d'intérêt. Cela va des panneaux de daim à détails métallisés ou pailletés, comme chez Hogan, aux tiges imprimées sur volumes jogger, comme chez No Name. Qui cherche le même confort sans laçage trouvera la comparaison naturelle dans les slip-on femme.
La fermeture décide de la façon dont la chaussure épouse le pied. Les lacets permettent de serrer sur le cou-de-pied et restent la seule solution pour un pied fin ; la bande auto-agrippante se règle d'un geste et convient au cou-de-pied haut ; la fermeture éclair latérale sert à entrer, pas à maintenir. Y cohabitent des tiges en cuir sur semelles compactes, comme dans la ligne F65 de Fabi, et des modèles plus bas et déstructurés, comme ceux de Crime London : deux lectures d'une même chaussure.
Une basket d'hiver ne remplace pas la bottine en toute occasion, mais elle couvre les journées longues. Sous un pantalon large ou un jean droit, la semelle haute se voit peu et la jambe paraît plus longue ; avec une jupe au genou et une chaussette côtelée, le contraste est voulu et fonctionne ; avec un pantalon de tailleur, seule la basket basse et épurée tient. Les couleurs neutres — blanc cassé, cuir, marron foncé, noir — durent plusieurs saisons ; l'imprimé et le métallisé vieillissent plus vite mais résolvent une tenue.
La pointure d'une basket d'hiver s'essaie avec la chaussette que l'on portera vraiment, et en fin de journée, quand le pied est au maximum de son volume. Il faut un petit centimètre devant le gros orteil : si la chaussure est juste pieds nus, elle serrera avec une chaussette de laine. Côté entretien : le daim demande un spray déperlant avant le premier port et un brossage à sec uniquement ; les semelles claires en gomme se nettoient à l'eau et au savon neutre ; une semelle intermédiaire en EVA ne se laisse jamais sur un radiateur, car la chaleur directe la déforme.